MERLIN

D'après l'oeuvre de Tankred Dorst

Une Création de La Compagnie en Eaux Troubles

2015 - 2016

C’est la légende du roi Arthur

C’est une saga théâtrale

C’est une histoire d’Hommes qui tentent l’utopie

C’est une tentative d’aventure

C’est la croyance qu’il y a plein de choses à faire

C’est le récit de notre époque en chantier

C’est une création de la Compagnie En Eaux Troubles

« Le monde a changé. On le sent dans l’air ; on le voit dans l’essoufflement complet de nos modèles et dans notre difficulté à en inventer de nouveaux.

Aujourd’hui c’est la friche, le trouble d’une époque qui s’agite en croyant avancer, qui se dégoûte d’elle-même et qui ne sait pas ce qu’elle veut d’autre.

Quand les mythes qui nous lient disparaissent, restent les hommes seuls face à leurs responsabilités, et surtout face à eux mêmes. Ils sont nus et apeurés. Ils s’échappent dans des fictions, se perdent dans le religieux, se déchirent pour ce qui reste.

Au milieu de cette tristesse gluante qui fait se jeter les hommes dans l’oubli d’eux-mêmes, aujourd’hui, on attaque le chantier sur les ruines.

Avec Merlin nous retournons dans les profondeurs du mythe arthurien avec nos éléments d’aujourd’hui et sans la poussière des vieilles images de chevaliers. Les époques sont mélangées et la véracité historique balayée dans un joyeux anachronisme qui questionne nos origines, notre présent et notre avenir au vitriol.

Car si cette pièce prend racine dans le passé, c’est pour hurler nos questions sur l’avenir et sur nos espoirs de monde meilleur. C’est pour montrer nos combats d’aujourd’hui qui nous perdent et notre insatisfaction permanente. Nos questions jamais résolues : « Qu’est-ce qu’être un homme ? Dans quel but s’échine-t-il sa vie durant ? »

Plus on cherche profondément, plus on perd pied. La plongée dans l’infini du mythe nous renvoie à la pulsation de l’univers.

Du Big Bang jusqu’à la fin de l’humanité cette pièce est le récit de l’étincelle qu’est, que sera et que fut l’histoire des hommes. Quand celle-ci rencontre l’infini alors tout devient fou, mystérieux, magique. Nous vivons sur un grain de sable qui se perd dans l’espace, et Merlin nous y confronte.

Merlin ce n’est pas un magicien barbu, Merlin c’est la foudre, l’énergie de vie. Il est le temps qui passe, celui qui voit la mort comme le point d’un cycle. Il est le plus qu’humain, celui qui modèle le mouvement. Il est l’artiste, celui qui tend un miroir déformant aux hommes.

Voici Merlin : l’aventure d’un groupe. Et voici le nôtre, de groupe, nos costumes de bric et de broc, nos trois allumettes pour créer un incendie.

Sur scène, il est un chœur qui respire ensemble, où chaque geste est amplifié par l’autre, et qui fait naître le théâtre par l’énergie commune.

Dans la pièce, c’est un magma. La représentation d’une Genèse fantasmée. Celle de notre planète, née dans une extraordinaire déflagration de forces primitives. Celle de notre civilisation, née au sein d’une humanité hétéroclite et instable, rassemblée par Merlin autour d’Arthur et de son utopie.

Hors scène, il est une tentative de réponse joyeuse et unie à ce monde trop seul, trop triste. Un clan qui prend tout ce qu’il trouve pour faire vivre son théâtre..

Il prend les corps jetés, dansés, qui marquent le passage du temps et de la vie. Il prend les mots, les chants, les vers et les insultes. Il prend tous les objets et tissus et machins trouvés dans l’immense tas des trucs créés par l’homme. Il prend des lampes, des sons d’eau, des planches de bois. Il recycle les pièces rapportées, les débris de notre monde. Il raconte frontalement, en jubilant. Il raconte au théâtre, dans l’artifice, dans la truculence, dans la violence, et dans un infini amour.

Il raconte avec vous, avec nous, avec tous, dans la croyance qu’un ailleurs, qu’autre chose est possible, à la fois ici et très loin.

Merlin voilà, c’est l’histoire de la plante qui pousse au milieu des ruines.

On ne fera pas table rase du passé, on utilisera les cendres de l’ancien monde comme engrais pour la prochaine époque.

Pour notre époque. »

D’après Merlin ou la Terre Dévastée de Tankred Dorst

Une création collective de la Cie En Eaux Troubles

Un spectacle accueilli au Théâtre du Soleil

Avec et par François Chary, Lucas Dardaine, Ghislain Decléty, Sylvain Deguillame, Paul-Eloi Forget, Antoine Formica, Magdalena Galindo, Alexandre Molitor, Sandra Provasi, Martin Van Eeckhoudt, June Van Der Esch & Irène Voyatzis.

Elle fait aussi partie de l’aventure: Léa Miriel

Mise en scène de Paul Balagué

Collaboration artistique de Ludovic Heime

Costumes de Zoé Lenglare & Marie Vernhes

Décors et régie plateau de Matthieu Le Breton Lumières de Lila Meynard & Ludovic Heime

Musique et sons de Christophe Belletante & Théau Voisin

Production exécutive de Samuel Valensi

Une création coproduite par Les Productions La Poursuite du Bleu et La Cie En Eaux Troubles

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté. www.arche-editeur.com

Prix du Souffleur de La Quête Collective, Saison 2015/2016.

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